+10% de fake news enregistré chaque année sur les réseaux sociaux, selon xx en 2018. Un phénomène viral mondial qui nous invite à nous interroger sur les enjeux et les motivations d’une telle croissance.
Les salles de marché sont le terrain privilégié des manipulations boursières. Sur Twitter en Janvier 2016, un hacker a piraté le compte de xx, engendrant une chute de l’action et le cours du CAC 40 a dégringolé.
Sur Seeking Alpha, 2,8 % des 204.000 articles publiés entre 2005 et 2015 ont été des fausses nouvelles et tentatives de manipulation pour faire monter le cours des actions qu’ils évoquent.
Les manipulations idéologiques par les mouvements terroristes et extrémistes violents et radicaux, sont très importantes et en voie d’intensification sur internet selon l’Europol. Le succès et la vitalité des réseaux sociaux comme Facebook permettent de pallier le faible accès aux médias traditionnels, de diffuser des messages à des publics ciblés, et ainsi de recruter de nouveaux militants par la publication massive d’éléments de désinformation et de propagande.
« La manipulation de l’information n’est pas qu’une menace. Elle est bel et bien active. C’est un poison lent qui détruit notre crédibilité. Qui abîme notre vie démocratique« , a déploré début juin la ministre de la Culture Françoise Nyssen devant les députés. Par leur capacité à induire massivement une perception erronée de la vérité, les fake news véhiculent des jugements erronés relatifs aux actions et aux politiques. Si elles sont tacitement palpables au moment des campagnes électorales, avec la dénonciation populaire de la théorie du complot, elles sévissent dans des mouvements plus profonds via des sites de propagande d’extrême-droite. Parmi les plus connus, les sites « russe RT » et « Sputnik » qui diffusent des informations fallacieuses à la gloire de la Russie et des partis d’extrême droite européens ; et « La Gauche m’a tuer » sur la toile française qui vise à alimenter la vague d’hystérie paranoïaque et islamophobe.