Symbole de la mobilité durable, la voiture électrique fait aujourd’hui l’objet d’une campagne de dénigrement. L’énergie requise pour fabriquer sa batterie la rendrait presque aussi polluante que les voitures à essence et diesel. Une idée fausse selon l’étude publiée le 10 mai 2019 par l’Agence Européenne de l’Environnement, qui confirme les analyses déjà publiques. Pourquoi ? Car ce sont principalement les polluants émis par l’échappement des véhicules qui sont nocifs.
Pourquoi l’opinion est-elle aujourd’hui plus réticente envers la voiture électrique ? Manque d’expertise des influenceurs et des medias, protestation contre l’écotaxe portée par les mouvements contestataires du type gilets jaunes, poids des lobbies et des réseaux sociaux, tout cela contribue à véhiculer des informations erronnées au sujet de la voiture électrique. Elles prennent aujourd’hui le pas dans l’opinion sur le fait selon lequel le moteur électrique est la meilleure solution pour remplacer les moteurs à essence et diesel.
La voiture électrique émet deux à trois fois moins de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques qu’une voiture à essence ou diesel, explique l’Agence Européenne de l’Environnement qui a mené une analyse complète du cycle de vie du moteur électrique, de sa fabrication, son usage à sa fin de vie. Plus encore, selon elle, le recours croissant aux énergies renouvelables lors de sa fabrication va rendre la solution électrique de plus en plus performante.
« Le moteur électrique est beaucoup moins nocif pour la santé », selon Frédéric Richard, médecin expert de l’ADEME. 48 000 morts par an sont liés aux particules fines émises par les moteurs diesel. Dans un moteur électrique, il n’y a pas de combustion, pas de moteur thermique, donc pas de pot d’échappement. La voiture électrique émet donc nettement moins de polluants atmosphériques que les véhicules à essence et diesel.
Toutefois, des progrès restent à faire pour que le moteur électrique offre une solution vraiment « propre ».Ecoconception des batteries, optimisation des usages des véhicules, recyclage, telles sont les pistes identifiées par l’ADEME dans son étude publiée en septembre 2017. La route est encore longue mais la dynamique est lancée !